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Route de l'Emploi à Agen : "Sud Ouest" organisait hier son premier salon de l'emploi

 
Route de l'Emploi à Agen : "Sud Ouest" organisait hier son premier salon de l'emploi

Les offres existent. Recruteurs et demandeurs étaient réunis, hier, au Parc des expositions.

«En tant que principal vecteur de communication sur l’Aquitaine et au-delà de l’information au quotidien que nous proposons, nous avons souhaité jouer un rôle plus actif dans le département et la région : un rôle de mise en relation des entreprises, des employeurs et des demandeurs d’emploi. Car si l’emploi baisse, il y a néanmoins des entreprises qui continuent à embaucher et à chercher des savoir-faire. »

C’est par ces mots que Patrick Venries, directeur général délégué du journal « Sud Ouest », a ouvert le premier salon Route de l’emploi et des métiers organisé par le quotidien régional, pour la journée, au Parc des expositions d’Agen. Car c’est bel et bien de l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi dont il a été question hier. Une adéquation qui passe, entre autres, par l’alternance, comme l’a souligné Philippe Bazzoli, président de la Chambre des métiers et de l’artisanat.

« Nous avons eu cette année dans le département, 140 offres d’apprentissage non pourvues », lâchait-il, regrettant que l’alternance ne soit pas suffisamment présentée aux jeunes comme une perspective d’avenir… choisie. Jean-Alain Mariotti, président de la Chambre de commerce et d’industrie renchérissait en avançant le chiffre de 1 475 offres d’emploi « encore non satisfaites » en Lot-et-Garonne avec « 274 nouvelles offres transmises au Pôle emploi, le mois dernier… » Ils ne sont pas venus hier les mains vides mais avec des contrats à proposer.

Pour l’entreprise villeneuvoise ALLEZ & CIE, spécialisée dans l’électricité, l’actualité est au développement et donc au recrutement. « Nous avons des contrats en apprentissage, mais actuellement, nous avons besoin de profils avec expérience pour un recrutement immédiat », soulignait, hier, son directeur, Daniel Fourcade, regrettant que les formations dispensées dans les filières d’enseignement ne soient pas toujours « adaptées aux réalités de l’entreprise ».

Même réflexion du côté de TERRES DU SUD. Le groupe a également besoin de personnel pour des postes saisonniers qui ne nécessitent pas une expérience particulière, il entend recruter des conseillers vendeurs en végétaux : « Ici, un diplôme de commercial ne suffit pas, il faut des compétences techniques », faisait remarquer Albert Sintes, coordinateur d’exploitation. Quant au groupe BMS-UPSA, c’est les bras chargés que sont arrivées ses deux représentantes, Lauriane Le Pors et Valérie Sirex. « Nous avons besoin de 25 personnes dès le mois de juillet pour la production. 25 CDD mais également sur le plus long terme, nous recrutons des pharmaciens et des responsables maintenance excellence. Des postes qui peuvent convenir à des seniors. Notre difficulté est de trouver en Lot-et-Garonne certains profils très techniques. Les jeunes diplômés viennent rarement se réinstaller à Agen… »

Pour les chefs d’entreprise, les collectivités et les représentants de l’artisanat présents au salon, hier, c’est en amont que tout doit se jouer, soit au niveau de la formation des jeunes. « La volonté de la Région, qui a compétence en la matière, est de gagner le pari de la formation et de la qualification et de répondre ainsi aux besoins des entreprises, via différents dispositifs. Car la route vers un emploi durable passe avant tout par la qualification », soulignait, quant à lui, Jean-Louis Matéos, au titre de conseiller régional.

Sur les court et long termes

Quand bien même, les offres d’emploi seraient toutes pourvues, le delta entre offres et demandes demeurerait négatif. « Il nous faut donc envisager des politiques de long terme », a martelé Jean Dionis du Séjour, président de l’Agglomération d’Agen (AA). « C’est pourquoi l’AA a centré son action sur la mise à disposition du foncier, car il a un lien définitif entre la capacité d’un territoire à accueillir de nouvelles entreprises et l’emploi », a-t-il souligné, ne pouvant s’empêcher de « tacler » les déclarations de la députée socialiste, Lucette Lousteau, sur son projet de technopole de Sainte-Colombe-en-Bruilhois… On évoqua aussi les clauses d’insertion dans les marchés publics, tandis que des jeunes et moins jeunes en formation ou en recherche d’emploi naviguaient déjà entre les stands afin de rencontrer les recruteurs qui avaient, hier, des contrats à proposer.




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