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AGROBIO 47:1er SALON PROFESSIONNEL

 
AGROBIO 47:1er SALON PROFESSIONNEL

L'association Agrobio47, qui aide les agriculteurs à se convertir au bio et les accompagne dans leur choix de distribution, a organisé son premier salon destiné aux professionnels qui se déroulait  le 12 Octobre 2015.

Cet après-midi, à la Maison de la vie associative à Villeneuve-sur-Lot, l'association Agrobio47 propose aux professionnels, publics et privés, de rencontrer directement les agriculteurs locaux biologiques. L'enjeu est de taille, il s'agit d'inciter à l'achat du produit bio, de favoriser les circuits courts, de pérenniser une agriculture et ses circuits de distributions. Plus de cinq cents producteurs ont choisi le bio dans le département.

Plusieurs collectivités, notamment pour les cantines scolaires, exigent de leurs fournisseurs une partie de plus en plus importante de produits bio et locaux dans la confection des plats, voire la quasi-totalité. Pas assez encore.

Le département de Lot-et-Garonne est très bien placé en production de produits bio. Mais aussi en distribution avec des organisations bien rodées, des réseaux solidement implantés, comme les Biocoop qui organisaient, samedi dernier, des animations dans plusieurs villes du département dont Agen, place Wilson. Il s‘agit à présent de pérenniser la filière, de pousser d'autres agriculteurs à passer au bio pour développer cette filière prometteuse.

Michel Artisié est vice-président d'Agrobio47, producteur bio à Pujols.

Pourquoi organiser un salon de la vente de produits bio à destination des professionnels ?

Nous nous sommes adressés souvent aux particuliers, notamment avec notre campagne «manger bio et local». À présent, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à consacrer une part de leur budget au bio et au local. Il fallait maintenant se tourner vers un autre public. Pourquoi donc ne pas regrouper des agriculteurs et des professionnels pour inviter à découvrir nos fermes ? Des professionnels issus du réseau public comme privé. Les collectivités par exemple avec les cantines, les maisons de retraites. Les privés avec les épiceries, les magasins conventionnels, les restaurants… Le but est de développer la consommation du bio mais aussi de faire vivre le territoire, de garder les producteurs ici sans forcément aller vers l'agrandissement des exploitations. L'agriculture bio favorise l'emploi car elle demande plus de main d‘œuvre.

Quel est l'enjeu du bio pour le département ?

La bio connaît un taux de croissance à deux chiffres. Le département est souvent premier producteur bio selon les produits. Nous sommes très bien placés en viandes blanche et rouge, en lait, en fromages. En fruits et légumes également à part les agrumes, mais là, notre climat ne s'y prête pas. Le Lot-et-Garonne a la richesse d'être diversifié en production. En unité de transformation également. Avec Léa Nature, Vitamont à Monflanquin. Beaucoup de producteurs vendent directement à leur ferme mais beaucoup aussi envoient vers des transformateurs. Ou font les deux, l'un n'empêchant pas l'autre !

Le département, la région, la France, arrivent-ils à produire suffisamment de bio face à la demande croissante ?

La production se développe, selon les demandes des consommateurs.

Aujourd'hui, nous avons des filières bien tracées, avec des magasins comme les Biocoop ou Sobio qui s'approvisionnent en priorité sur auprès des marchés locaux. L'importation vient en second, lorsqu'ils n'arrivent pas à trouver ici, ils cherchent ailleurs. Cela arrive encore. Il s'agit aussi d'inciter plus d'agriculteurs à la conversion au bio.

La Source : La dépêche.fr




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