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L' AGROPOLE prend un coup d'avance avec son usine du futur

 
L' AGROPOLE prend un coup d'avance avec son usine du futur

L'agrandissement du centre de ressources technologiques Agrotec illustre la volonté de répondre aux nouveaux enjeux de la filière fruits et légumes.

Avec l'inauguration récente de sa plate-forme du futur fruits & légumes, l'Agropole d'Estillac prend une longueur d'avance et anticipe les besoins prochains des entreprises de l'agroalimentaire.

Cette extension du centre technique Agrotec va ouvrir sur un long et patient travail autour du coût énergétique des processus de production. Une recherche qui permettra d'optimiser les dépenses des entreprises qui seront ainsi gagnantes en termes de compétitivité, tout en se raccordant au nécessaire respect de l'environnement.

L'agrandissement de l'Agrotec ouvre aussi sur de nouveaux enjeux, par exemple dans le domaine des déchets. Une notion qui passe désormais à la poubelle : place, demain, à la valorisation des «coproduits», également vecteurs de valeur ajoutée.


Coproduit et valeur ajoutée

«Nous travaillons depuis plusieurs années sur les techniques de transformation des fruits et légumes, explique François Chabrier, consultant et chef de projet à l'Agrotec. Mais quand on fait du jus de pomme, tout en pressant le fruit, on met de côté la peau, les pépins, et un «gâteau de presse» qui n'est pas utilisé. Avant, soit on faisait de l'épandage agricole, soit on donnait pour l'alimentation animale, soit on payait pour que ce «reste» soit détruit. Or, ce coproduit a sa richesse et peut générer de la valeur ajoutée. Il contient des propriétés nutritionnelles et organoleptiques préservées, et réutilisables dans l'agroalimentaire, des antioxydants par exemple, ou des propriétés fonctionnelles : on peut obtenir des émulsifiants pour produire d'autres aliments. Et notre stratégie est également axée sur les économies d'énergies qui sont un enjeu fondamental pour les entreprises de demain. Nous avons donc créé un outil qui va permettre de calculer les dépenses en termes d'électricité, de gaz, d'eau et d'air comprimé pour chaque processus de fabrication. Ou comment faire pour optimiser la dépense énergétique et la réduire, pour mieux maîtriser les coûts et gagner sur le plan commercial.»

L'Agrotec s'est donc étendu de 800 m2. Elle continue à accueillir des agriculteurs ou des PME de l'agroalimentaire, mais a élargi son offre en matériel pour des ateliers «clés en main», que l'on peut réserver pour une journée comme pour trois mois. Une PME fabriquant des sauces à une commande massive inattendue ?

Elle s'installe à l'Agrotec et tout est mis en place pour qu'elle puisse répondre au client. Un agriculteur a de nombreuses fraises sur les bras ? Ni une ni deux, il va à l'Agrotec pour passer son stock en confiture.


Le Bureau interprofessionnel du pruneau (BIP) s'est associé à l'aventure, pour des applications à échelle industrielle, et collabore au centre de séchage des fruits et légumes. Après la récolte, premier test en août du projet Neodry.

«Ce qui caractérise le site, ajoute François Chabrier, c'est bien la coexistence entre l'aspect recherche et développement sur l'optimisation énergétique, et le côté opérationnel avec les ateliers de production. Et nous sommes vraiment sur un site pilote où la surveillance de chaque zone est gérée par informatique, où le groupe froid fonctionnant à l'ammoniaque produit également de la chaleur elle-même réutilisée ailleurs, où le solaire œuvre également pour l'eau chaude. Nous avons par ailleurs soigné les éléments fonctionnels, comme la domotique. Nous ne sommes pas sur un effet de manche : nous sommes aux normes voire au-delà ; nous sommes à la pointe pour les cinq à dix années à venir.» l


Investissement important

Les 3 objectifs de ce nouveau bâtiment de 800 m2 sont : accueillir les petites entreprises qui veulent transformer leurs produits dans des locaux adaptés aux exigences d'aujourd'hui et de demain ; développer l'activité du Centre Technologique du Séchage des fruits et légumes ; étudier les interactions entre le bâtiment industriel et les process qu'il abrite (équipe Recherche d'Agrotec). Le montant du projet s'élève à 1,27 M€ pour le bâtiment et 600 000 € pour les équipements intérieurs dans le cadre d'un programme de recherche. La construction du bâtiment a été cofinancée par l'Union Européenne par l'intermédiaire du FEDER à hauteur de 191 482 €, le conseil régional d'Aquitaine à hauteur de 191 482 €, le conseil départemental du Lot-et-Garonne à hauteur de 255 309 €. La part d'autofinancement d'Agrotec est de 50 %.

La Source : La Dépêche.fr




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