L'actualité

15 mois après, maplinthe-deco.com embauche et se diversifie

 
15 mois après, maplinthe-deco.com embauche et se diversifie

La start-up villeneuvoise lancée par Sylvain Gruelles et Julien Pascal est passée au stade industriel. Le produit de base a évolué et fait désormais des petits.

Il y a quatre ans, Julien Pascal et Sylvain Gruelles, deux jeunes Villeneuvois de 28 et 30 ans cherchant à monter leur propre entreprise, font un constat : «On rénovait des maisons pour les louer et jamais on ne trouvait de plinthes sympas. On s'est donc penché sur le problème».

Après trois ans à phosphorer, au printemps 2015, ils quittent tous les deux leurs jobs de conducteur de travaux et de banquier, rassemblent leurs économies pour environ 70 000 € et lancent le site de vente en ligne de plinthes prêtes à poser : l'aventure maplinthe-deco.com est née.


Produit et prix amincis

Quinze mois plus tard, le produit, creux à l'origine et au profil en biais pour permettre de passer des câbles derrière la plinthe, a évolué : «A l'automne 2016, les retours des premiers clients et des professionnels sur les salons étaient bons mais pour passer au stade industriel, on avait besoin d'une levée de fonds». C'est à Villeneuve qu'ils trouvent leur «business angel», un investisseur local qui accepte de financer leur développement et de mettre 50 000 € sur la table.

La plinthe devient alors plate. Si la forme a été amincie, le prix a suivi la même courbe, subissant un régime lui aussi. Au-delà de la forme du produit, qui avait du mal à séduire son public, il y a en effet la question de son prix de vente, qui démarre initialement à 9,90 € le mètre linéaire : «On était au stade artisanal, ce qui ne nous permettait pas d'être compétitifs».

La recherche d'industriels susceptibles de fabriquer les plinthes en grande quantité débouche sur une contractualisation avec trois entreprises : le moulage des plinthes, en PVC recyclé, se fait du côté de Lyon, l'impression des 65 motifs au catalogue est réalisée à Marmande et l'assemblage des deux éléments, lui, se fait à Niort. Pour un prix de vente public entre 5,90 € et 8,90 € le mètre. «Et elle se découpe désormais aux ciseaux».

Des motifs géométriques, «indus», japonisants, bohèmes ou scandinaves, en tout cas résolument tendance, la nouvelle collection de plinthes à poser soi-même est en ligne au premier trimestre 2016. Et ça cartonne : «Depuis six mois, on arrive à se verser chacun un SMIC», confient les deux associés. «Le premier pallier est atteint. Mais on ne va pas s'arrêter là».

Vente par internet

Avec un volume de vente qui progresse de mois en mois, environ 5 à 10 ventes quotidiennes et un chiffre d'affaires prévisionnel pour 2016 autour de 100 000 €, pour 23 000 € l'an dernier, l'affaire se présente bien. À telle enseigne que Julien et Sylvain viennent de réaliser leur première embauche : Marion, issue de Sud Management à Agen, a été recrutée en contrat de qualification en tant qu'attachée commerciale. «On développe le site qui reste notre principal levier mais également des ventes en ligne sur sites de ventes privées comme showroom prive.com des showrooms», explique Julien. «Ça permet à la fois de faire du chiffre d'affaires et aussi de faire connaître la marque. Mais à deux, quand ces gros pics d'activités des showrooms arrivent, on a du mal à gérer le quotidien. On a donc besoin de renforcer l'équipe».

L'aventure continue.

Plinthes, crédences et… têtes de lit

Si le produit initial, la plinthe, a changé, la marque pourrait bien évoluer elle aussi. Car la start-up villeneuvoise ne fabrique plus seulement des plinthes et se diversifie déjà. «Depuis deux mois, on propose aussi des crédences de cuisine, avec une gamme de coloris dérivés de nos plinthes». Ici, l'aluminium composite remplace le PVC recyclé pour la partie à poser derrière la partie cuisson. Le principe reste le même : faire de la crédence, comme de la plinthe avant elle, un objet de décoration et la poser soi-même facilement. Et ce n'est pas fini : «D'ici un mois environ, on va mettre en ligne des têtes de lit. Là encore, on est parti du constat que ce qui était proposé dans le commerce n'était pas très original : des têtes de lit en bois ou capitonnées. Il s'agira de panneaux en bois sur lesquels seront collés des motifs tendances».

La Source : La Dépêche.fr

Photo : DDM




Voir toutes les actualités

EMPLOI 47 vous accompagne dans vos recrutements

En savoir plus

S'abonner à la newsletter

Recevez nos lettres d'informations afin de tout savoir sur l'actualité de l'emploi dans le Lot-et-Garonne