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Une usine d'optimisation des déchets verts à Cantiran

 
Une usine d'optimisation des déchets verts à Cantiran

Le terrain de la zone d'activité de la zone de Cantiran, à Vianne, va prochainement être vendu au Smictom. D'ici 2018, une usine d'optimisation des déchets verts sortira de terre.

Bon nombre d'automobilistes qui empruntent la D642 pour aller de Vianne à Buzet-sur-Baïse, ou inversement, se sont déjà posé cette question : pourquoi la zone d'activité de Cantiran est-elle toujours déserte ?

Ce terrain est actuellement la propriété de la communauté de communes du Val d'Albret. Depuis 1999 plus précisément. La CCVA cherchait à vendre ce terrain depuis quelques années, désespérément vide. La zone a été aménagée, des contacts pris avec différentes sociétés, mais rien n'a abouti. Depuis, le terrain s'est quelque peu dégradé, les herbes folles poussant un peu partout.

Cantiran, barycentre du Smictom

Mais la zone d'activité de Cantiran devrait se réveiller d'ici quelques mois. La communauté de communes est en passe de vendre cette zone, pour la somme de 100 000 euros, au Smictom, le Syndicat mixte intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères Lot-Garonne-Baïse. Le syndicat mixte monte depuis des mois un projet innovant et d'envergure. Le Smictom est, à l'heure actuelle, dispersé à plusieurs endroits : sur le territoire de la future Albret Communauté, des communes du Confluent et du canton de Prayssas. De nombreux locaux et loyers, des trajets en conséquence pour les camions poubelles. Mais pas que. «Aujourd'hui, nous devons payer lorsque nous traitons les déchets» assure Alain Lorenzelli, président du Smictom. «Il faut qu'il y ait une optimisation des services, mais aussi pour le traitement des déchets.» Que faire pour réduire tous ces coûts ? Le président a trouvé une solution : regrouper tout le Smictom sur un seul et même site. «Nous avons choisi le site de Cantiran car il est en partie aménagé et il est au barycentre du territoire que nous couvrons» poursuit celui qui est également maire de Bruch. Des locaux pour les bureaux de la Smicton et un grand parking pour la quarantaine de camions sur la zone d'activité. 

Mais ce n'est pas tout. À côté de ces locaux, une usine innovante en terme de traitement des déchets verts.

3 500 m2 de bâtiments

«Nous voulions faire quelque chose adapté à la taille du territoire. Avoir une production locale et une réduction locale. La récolte de déchets verts représente 5 000 tonnes par an, et ce chiffre est en constante évolution. D'après nos études, on pourrait atteindre les 10 000 tonnes d'ici quatre ou cinq ans.» Alain Lorenzelli explique qu'il faut payer quand on veut traiter ces déchets et payer pour récupérer ce qui est transformé. «Notre objectif, c'est de pouvoir fabriquer des granulés pour les poêles à bois, des pellets. Cela représentera, à terme, une économie de 200 000 euros.» Mais ce traitement entraînerait des résidus. «Ces résidus seront traités grâce à un système de gazéification, pour devenir 1 kg de cendres. En plus, on va pouvoir récupérer l'énergie produite par ce système pour chauffer nos locaux par exemple. Bien entendu, il n'y aura aucune émission de gaz à effet de serre.» La Smictom s'engagerait à construire l'ensemble des bâtiments, d'une superficie de 3 500 m², pour ensuite les louer à des sociétés privées et spécialisées dans l'optimisation des déchets. Cinq à six postes de travail seront créés. Le président du Smictom veut prouver que l'initiative écologique peut être porteuse d'emplois.

La Source : La Dépêche .fr 




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