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Incarta sort de ses cartons une presse à deux millions d'euros

 
Incarta sort de ses cartons une presse à deux millions d'euros

Certaines fois, l'entreprise était à deux doigts de « mourir ». C'était sans compter sur l'engagement de Bernard Denjoy qui parle d'avenir et d'impression numérique.

Ce n'est pas une petite machine. Elle est monstrueuse. Une vingtaine de mètres de long, 4 m de largeur et une hauteur au niveau de la taille des meilleurs basketteurs américains.

Pour l'état civil, c'est une presse d'impression numérique HP Indigo 30000 sur carton compact. «Elle est installée chez nous depuis l'automne mais il nous a bien fallu plusieurs mois pour en maîtriser toutes les potentialités», vient d'expliquer Bernard Denjoy, le P.-D.G. d'Incarta. Face à lui, une foule d'amis, d'élus, de chefs d'entreprise et de… curieux que la taille de l'engin et la promesse de démonstration spectaculaire avaient convaincu de sauter le repas d'un midi. Avant de visiter la «bête» installée dans un atelier dédié, «moyennant un investissement de 2 millions d'euros – pour la presse et l'atelier», Bernard Denjoy remonta le temps. Il bloqua son engin spatial sur les événements d'il y a trente ans quand le directeur technique de l'Imprimerie moderne qu'il était, quitta les rives de la rocade pour s'installer à Bon-Encontre dans la zone industrielle Laville. À l'époque, il s'agissait, «grâce à UPSA et au docteur Jean Bru, qui préférait les circuits courts», d'imprimer les boîtes des médicaments. L'arrivée de BMS et le choix de l'entreprise, d'autres solutions d'impression, «auraient pu nous faire mourir», reconnaît très honnêtement le patron d'Incarta. «C'était en 2003…» 60 000 t de carton plus tard, 120 000 plaques d'impression plus tard et 8 milliards d'exemplaires imprimés plus tard, l'entreprise est toujours là avec son savoir-faire d'impression sur carton et l'envie surtout de croître et d'embellir. «Dès 2012, nous avons entamé une réflexion sur l'intégration d'outil d'impression numérique dans nos ateliers». La concrétisation s'est donc réalisée en fin 2016 avec l'installation de cette machine géante, «dont il n'existe que deux exemplaires en France, dont celle-là…».

«Compétitif dès les plus faibles tirages»

Le choix de Bernard Denjoy et d'Incarta trouve son origine sur une analyse très fine du marché de la communication par le packaging. «Le packaging doit parler aux consommateurs, l'intention d'achat dans les grandes surfaces est tributaire d'un impact visuel à 3 m des rayons..» Et dans le même temps pour se démarquer de la concurrence, il faut, pour les grandes marques, être capables d'apporter de la plus-value, dès l'emballage, «on parle de données variables, de réalité augmentée». Et d'adaptation des entreprises, «le passage au numérique permet des économies de matières et de temps. Le système de production numérique devient compétitif dès les plus faibles tirages». La presse HP 30 000 permettra à Incarta d'ouvrir de nouveaux marchés et de conforter ceux existants. «Parce qu'elle permet la réalisation de volumes plus faibles, des délais plus courts ou des préséries pour les lancements de nouvelles gammes».

De quoi laisser Michel Lauzzana, le maire de Bon-Encontre, «admiratif de l'esprit d'entreprise d'Incarta et de Bernard Denjoy, de ceux qui savent se projeter dans l'avenir, de ceux qui prennent des risques». De quoi, encore, obtenir l'admiration de Jean Dionis, saluant «le combat d'une entreprise qui a failli mourir et cette qualité de réactivité».

La Source : La Dépêche.fr

Photo : M.C




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