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Un écoparc dédié à l'économie circulaire et à la croissance verte

 
Un écoparc dédié à l'économie circulaire et à la croissance verte

Plus de 130 acteurs publics, privés et associatifs se sont réunis vendredi dernier à Damazan dans les futurs locaux de Valorizon, afin de poser les bases du premier écoparc du département.

En 2015, lorsque naît à l'initiative de Valorizon, le cluster Economie circulaire et Valorisation des matériaux recyclables, présidé par Jean-Marie Tovo, la vingtaine de structures regroupées au sein de cette entité se penchent sur les solutions et les outils à mettre en place afin de transformer les déchets en ressources. Un changement radical de paradigme, porteur de développement économique et de croissance verte. «D'une économie linéaire, à savoir prélever la matière première, produire, consommer, jeter», nous sommes passés à une économie circulaire visant à réutiliser les matières premières. Ainsi, les déchets des uns deviennent des ressources pour d'autres», détaille Jacques Bilirit, président du syndicat Valorizon.

Il est de fait primordial de s'inscrire dans cette nouvelle dynamique, d'autant que le Lot-et-Garonne vient d'être labellisé «Territoire à énergie positive et croissance verte» par le ministère de l'Environnement, grâce aux efforts fournis par Valorizon, qui avait déjà obtenu le label «Zéro déchet, zéro gaspillage» il y a deux ans à peine.

Anciens locaux de Xilofrance

Pour aller plus loin dans cette logique, Valorizon a donc engagé une démarche territoriale pionnière d'économie circulaire à l'échelle du département. Avec l'ambition de construire un écoparc qui se situera à Damazan, au cœur du Lot-et-Garonne et à proximité de l'autoroute, dans les anciens locaux de l'usine Xilofrance, en cours d'acquisition par le syndicat. Ce site ne recevra que des produits valorisables et non dangereux, issus des ménages, mais également les déchets du BTP, de l'agriculture… Il réunira le siège administratif et social de Valorizon, une unité de valorisation et de tri des emballages ménagers légers propres et secs, les entreprises du cluster. Un parcours pédagogique est également prévu pour accueillir les publics scolaires et les sensibiliser dès le plus jeune âge aux enjeux environnementaux. Jacques Bilirit a souligné que les orientations prises à ce jour peuvent encore évoluer. «Notre objectif est de co-construire le projet, afin de répondre au plus juste aux besoins de chaque partenaire». Cette première présentation, organisée sous forme de laboratoire d'idées, a remporté l'adhésion de tous les partenaires présents. Divers ateliers sont prévus dans les mois à venir pour affiner le projet et préparer la première conférence territoriale, inspirée de la COP 21, mobilisant tous les acteurs de la filière. La chambre de commerce et d'industrie ainsi que l'Institut national de l'économie circulaire accompagnent cette initiative. La région et le département répondent également présents et soutiennent ce projet innovant, comme l'ont rappelé Matthias Fekl, conseiller régional, et Pierre Camani, président du conseil départemental.

Pour le Lot-et-Garonne, un tel projet présente de multiples intérêts car il permet de mettre en place des conditions de relocalisation d'activité, de création d'emplois pérennes et non délocalisables. Il représente également une opportunité en matière de développement économique, à travers la création de filières dédiées à la réparation, au réemploi, au recyclage, le tout à l'échelle locale. La qualité environnementale du département serait également renforcée, de par une meilleure maîtrise des ressources premières et la réduction des déchets.

La Source : Le Petit Bleu

Photo : PB




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