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Société DE SANGOSSE

 
Société DE SANGOSSE

D'ordinaire très discret sur l'entreprise implantée à Pont-du-Casse, le P.-D.G. Nicolas Fillon vient d'entrouvrir les portes de la société De Sangosse pour les petits déjeuners d'Agglo Agen.

 

On parle souvent de BMS, de Fonroche, de Gifi, de Je Change.fr. On parle peu de l'entreprise De Sangosse. La politique «maison» est plutôt du genre «pour vivre heureux, vivons caché». Une tactique qui réussit plutôt à cette société installée à Pont-du-Casse spécialisée dans la protection des cultures, la nutrition des plantes, les semences ou encore le contrôle des nuisibles. Avec un chiffre d'affaires de 345 millions d'€, la société emploie 850 salariés, 550 sur les différents sites en France et 300 à l'international.

 

«Une obligation, l'international», vient d'expliquer Nicolas Fillon, le P.-D.G. de l'entreprise, lors du traditionnel petit-déjeuner économique d'Agglo Agen dans les locaux du centre de congrès. «Nous ne représentons que 3 % du marché national France. Il est apparu évident que le développement de la société ne pouvait se faire qu'à l'international. Notre premier challenge, à l'entrée des années 2000 où on parlait plus occitan qu'anglais, a été d'apprendre l'anglais.»

 

C'est en l'an 2000 que De Sangosse a débuté une implantation en Chine sur un marché super-concurrentiel. «Mais les produits que nous proposons à la vente en Chine sont fabriqués à Pont-du-Casse.» Et si le P.-D.G. de De Sangosse a souhaité écarter le voile pudique qui recouvre localement l'entreprise, c'est sans doute aussi pour faire passer quelques messages. À destination du grand public, mais pas que… «Nous avons relancé le modèle de l'entreprise il y a cinq ans, en mettant en place des solutions alternatives liées à une vision d'une agriculture positive, moderne et durable.»

 

12 millions d'€ pour une usine du futur

À l'international, l'entreprise, née en 1928, a réfléchi à des positionnements stratégiques, «on ne peut pas être partout, ajoute Nicolas Fillon, nous avons 21 filiales Chine, Australie, une centaine de salariés aux USA, autant au Brésil et nous allons nous développer en Argentine».

 

Il est un autre message que Nicolas Fillon, au fond, souhaitait faire passer dans le grand public, «8 % du chiffre d'affaires est consacré à la recherche et au développement. La société a développé trente et une nouvelles spécialités en trois ans, 1 200 homologations dans dix pays et encore quarante-quatre spécialités innovantes.»

 

Et De Sangosse se développe encore en étant «leader dans les produits de protections des cultures de la liste bio contrôle» (lire par ailleurs). Originalité de l'entreprise, «si la famille possède toujours 14 % de l'actionnariat, l'entreprise a été rachetée par les salariés en 1989 qui possèdent 78 % des parts de la société».

 

Un modèle social qui est une des clefs de la réussite de De Sangosse puisque «les ressources de l'entreprise sont allouées principalement vers le RetD.»

Enfin, dans cette présentation sommaire et néanmoins matinale de De Sangosse, Nicolas Fillon ne pouvait passer sous silence le projet en cours de mise en œuvre, «nous allons créer sur le site de Pont-du-Casse l'usine du futur, un investissement de 12 millions d'€», affichant ainsi une volonté de produire en France et à Pont-du-Casse…

La Source : Le Petit Bleu 

Photo : J.M MAZET




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