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Marmande : Industrie cherche salariés

 
Marmande : Industrie cherche salariés

Marmande : Industrie cherche salariés

En pleine croissance, les entreprises de la transformation peinent à alimenter leur vivier de main-d’œuvre. 

 

L’industrie agroalimentaire (IAA) a bon appétit. Premier secteur industriel français, la transformation alimentaire représente dans le Marmandais, 37 entreprises et 633 salariés. Mieux. Depuis 2009, le nombre d’emplois a augmenté de 10 %. Pourtant, et c’est là que le bât blesse, la filière a du mal à recruter. « La filière est en tension », alerte le sous-préfet de Marmande, Frédéric Bovet. « Ce constat est d’autant plus difficile à digérer que cette pénurie arrive au moment où plusieurs entreprises du Marmandais réalisent de lourds investissements pour augmenter leurs productions ou se lancer dans l’export. »

 

L’étiquette industrielle rebute

Dans la filière agroalimentaire, l’entreprise Lucien Georgelin à Virazeil - environ 110 employés - fait figure d’exemple. En 2012, elle a enregistré une croissance de +20 % de son chiffre d’affaires et envisage cette année d’étendre son usine, avec un bâtiment de stockage supplémentaire de 6 000 m². « Sur les trois prochaines années, nous allons embaucher de 20 à 30 personnes. Nous acceptons toutes propositions de CV », lance Éric Bouvard, directeur des ressources humaines, comme une bouteille à la mer. Depuis quelques années, il assure avoir des difficultés pour trouver de la main-d’œuvre. Mais qu’est ce qui a changé ? « Notre entreprise familiale est passée de l’artisanat à l’industrie. Au fil des années, la pelle qui servait à malaxer le sucre et les fruits dans un chaudron, a été remplacée par un bras mécanique. Les chaudrons en cuivre ont été agrandis. Tandis que les ouvriers sont devenus opérateurs de contrôle. » Ainsi, l’automatisation de la fabrication, les évolutions réglementaires d’hygiène et de sécurité mais aussi l’accélération du rythme de travail pour alimenter la grande distribution a fait naître de nouveaux métiers (conducteur de ligne, analyste de production, agent de maintenance, responsable qualité, etc.). Et a conduit à l’émergence de nouveaux modes d’organisation, comme le travail en équipe, les fameux trois-huit. « Les gens n’ont pas envie de travailler à l’usine, et c’est d’autant plus vrai en milieu rural », constate Roland Guezennec, directeur de la société St. Dalfour. L’entreprise recrute actuellement un agent de production et des techniciens Bac +2. Rares sont les candidatures. « Sortis de formations, les attentes des jeunes sont en décalages avec la réalité du terrain. Ils veulent des postes en lien direct avec la matière première mais ils se retrouvent à manipuler des machines semi-automatisées. »

 

Recruter, un casse-tête

Si les opportunités d’emploi sont nombreuses, elles concernent surtout les métiers de la production, notamment sur des postes d’opérateur qualifié. Pour Marie Barabé-Manceau, directrice de l’organisation de producteurs Valprim, le recrutement est aussi un casse-tête : « Nous sommes obligés de réaliser des formations en interne. »

 

Des saisonniers peu qualifiés

Autant de temps en moins pour se consacrer à la production alors que les machines tournent à plein régime : « Nous venons de lancer de nouveaux produits. Avant, nous avions trois types de tomates différentes rondes en barquette ou en grappe. Aujourd’hui, le nombre de variétés est passé à 25. Pour chacune, le personnel doit donc connaître les critères de qualité, du calibrage à la bonne coloration. » Chaque entreprise dispose de son propre processus de production, ce qui complexifie le problème de recrutement. De plus, les entreprises ont un fort besoin de personnel lors des pics d’activité, entre six et huit mois dans l’année (de mai à décembre). Pour Laëtitia Rochefort, responsable d’équipe au Pôle emploi de Marmande, les difficultés de recrutement résident justement dans cette dichotomie : « le secteur connaît une saisonnalité importante or les personnes qualifiées recherchent prioritairement un poste fixe. » Déficit d’image, manque de formation, saisonnalité… Si les motifs de la crise des vocations ne manquent pas, reste à trouver les solutions.

 

Source : http://www.sudouest.fr/2013/02/27/industrie-cherche-salaries-978921-3903.php

 




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